À l’approche de la Fête des Grands-Mères, j’ai eu envie de partager avec vous ce que ce mot “transmission” signifie profondément pour moi.
Il y a des choses qu’on ne nous apprend pas vraiment.
Des choses qui ne passent ni par les mots, ni par les grandes leçons.
Elles se transmettent autrement. En silence. Par le temps qu’on partage.
Quand je pense à la transmission, je pense d’abord à ma grand-mère.
Elle habitait juste à côté de chez nous, à Orléans. J’y passais des après-midis entiers, avec les cousins et cousines, à jouer dans le jardin, à construire des cabanes. Nous étions une grande famille, une ribambelle d’enfants élevés dans la nature, au bord de la Loire. C’était la liberté. On nous faisait confiance. On nous laissait inventer nos journées.
Je ne saurais même plus dire à quel âge exactement, ni quels jours. Les souvenirs sont flous… mais l’héritage, lui, est très clair. Je ne me rappelle pas une scène précise, et pourtant je sais tout ce que j’ai reçu.
Chez elle, il y avait une machine à coudre.
Un piano.
Des fils, des aiguilles, des tissus.
Et surtout du temps.
Elle ne m’a jamais dit : « Je vais t’apprendre la couture » ou « Je vais te transmettre quelque chose ». Elle faisait, je regardais et j’essayais. Et sans le savoir, je m’imprégnais déjà de toute cette créativité.
C’est comme ça que j’ai appris à coudre, à tricoter, à crocheter. À jouer du piano. À créer. Ce n’était pas une transmission consciente. C’était une présence. Une liberté. Une confiance.
Plus tard, quand j’ai gagné mes premiers salaires, les tout premiers objets que je me suis achetés ont été… une machine à coudre et un piano.
Comme un fil invisible qui continuait de se dérouler.
Avec le recul, je me rends compte à quel point ces moments ont été importants et déterminants dans ma carrière. Je crois sincèrement que sans cette enfance entourée de ma grand-mère, au sein de cette grande famille, Papa Pique et Maman Coud n’existerait sans doute pas aujourd’hui.
J’ai toujours voulu que l’entreprise grandisse comme une famille, pas simplement comme un réseau de magasins. Qu’elle se développe à travers des projets portés par des personnes, avec confiance et bienveillance. Peut-être que cet esprit-là vient aussi de là.
Aujourd’hui, je suis grand-mère à mon tour. J’aime les grandes réunions familiales personnelles et celles que je vis aussi avec l’équipe de PPMC.
Et depuis quelques années, avec ma petite-fille, j’ai envie de ralentir. De prendre ce temps précieux, pour le lui offrir comme ma grand-mère me l’a offert. Lui transmettre cette créativité qui m’a construite… et avec laquelle j’ai moi-même envie de renouer.
Du temps…
Pour coudre ensemble.
Pour jouer quelques notes de piano.
Pour peindre, créer, essayer.
Juste pour lui donner envie.
Sans imposer. En laissant la curiosité naître.
Parce que la transmission, je crois que c’est ça :
faire, et laisser l’autre venir.